En 2025, l’œnotourisme continue de se développer fortement en France. On estime qu’il attire environ 12 millions de visiteurs chaque année. C’est aujourd’hui un pilier important du tourisme expérientiel, porté par les domaines viticoles et la mise en valeur des terroirs.
Mais derrière cette croissance, une question reste rarement posée : à qui s’adresse réellement cette expérience ?
Un visiteur encore trop souvent “idéal”
Dans beaucoup de domaines, l’expérience est pensée pour un visiteur standard. Quelqu’un qui se déplace facilement, qui entend bien, qui voit bien, et qui peut suivre un parcours sans difficulté.
Ce profil n’est pas forcément formulé, mais il est souvent implicite dans la conception des visites.
Une réalité beaucoup plus large
Pourtant, la réalité est bien plus diverse.
En France, environ 12 millions de personnes vivent avec un handicap. Près de 20 % de la population est concernée directement ou indirectement par une situation de limitation.
À cela s’ajoutent les seniors, qui représentent plus de 21 % de la population, mais aussi les visiteurs internationaux, les personnes fatiguées, blessées ou simplement en difficulté temporaire.
Autrement dit, presque tout le monde peut être concerné à un moment donné.
Une scène que l’on voit souvent

En 2025, l’œnotourisme continue de se développer fortement en France.
On estime qu’il attire environ 12 millions de visiteurs chaque année. C’est aujourd’hui un pilier important du tourisme expérientiel, porté par les domaines viticoles et la mise en valeur des terroirs.
Mais derrière cette croissance, une question reste rarement posée : à qui s’adresse réellement cette expérience ?
Le problème n’est pas technique
On pourrait penser que l’enjeu est matériel : rampes, ascenseurs, signalétique, audio-guides.
Mais dans la majorité des cas, ces solutions existent déjà, au moins partiellement.
Le vrai sujet est ailleurs. Il se situe dans la manière dont l’expérience est conçue dès le départ.
Un modèle encore très linéaire
Aujourd’hui, beaucoup de parcours œnotouristiques reposent sur une logique simple : on suit un chemin, on écoute un discours, on regarde, puis on comprend.
C’est fluide pour certains visiteurs, mais cela suppose une expérience unique, identique pour tous.
Et c’est là que les limites apparaissent.
Tous les visiteurs ne vivent pas la même expérience

Une personne déficiente visuelle ne perçoit pas un espace comme une personne voyante. Une personne sourde n’accède pas à une visite guidée de la même manière. Une personne avec des difficultés cognitives a besoin de repères différents. Une personne à mobilité réduite peut rencontrer des obstacles invisibles pour les autres.
Et pourtant, on propose encore très souvent la même expérience à tout le monde.
Une transformation est en cours
Dans le tourisme et les industries culturelles, une nouvelle approche commence à s’imposer : le design universel.
L’idée est simple, mais puissante. Il ne s’agit plus d’adapter après coup, mais de concevoir des expériences accessibles dès le départ, pour différents usages et différents publics.
Cela change profondément la manière de penser les parcours, les contenus et la médiation.
L’œnotourisme à un moment charnière

Le secteur viticole a beaucoup évolué ces dernières années. Les expériences sont devenues plus immersives, plus esthétiques, plus scénarisées.
Mais une question devient de plus en plus présente : une expérience peut-elle être considérée comme réussie si elle n’est pas accessible ?
Dans un monde où l’expérience est devenue centrale, l’accessibilité n’est plus un sujet secondaire. Elle devient un critère de qualité.
Vers une autre idée du luxe
Le luxe n’est plus seulement dans la rareté ou dans la complexité.
Il est aussi dans la capacité à rendre une expérience fluide, lisible et accessible.
Une expérience forte n’est pas forcément une expérience compliquée. C’est une expérience que l’on peut réellement vivre.

L’œnotourisme inclusif ne remet pas en cause ce qui existe déjà. Il ne s’agit pas de transformer les domaines viticoles, ni de simplifier les expériences.
Il s’agit surtout de prendre conscience d’un point souvent invisible : celui du visiteur que l’on imagine “neutre”, sans contrainte particulière.
Or, ce visiteur n’existe pas vraiment.
Chacun arrive avec son corps, son rythme, ses capacités, ses limites, visibles ou invisibles.
Et c’est peut-être là que se joue aujourd’hui une évolution importante du secteur : non plus seulement enrichir l’expérience, mais s’assurer qu’elle puisse être vécue réellement.
Dans cette perspective, l’œnotourisme devient aussi une question d’accès, et pas uniquement de mise en scène ou de narration.
Cette réflexion est portée par Thaleia Communication à travers le projet Oenoinclusion, dédié à la conception d’expériences œnotouristiques plus accessibles, plus lisibles et plus universelles.
Et la vraie question n’est peut-être plus seulement : comment rendre une visite plus belle ?
Mais simplement : qui peut réellement la vivre ?
FAQ – Œnotourisme inclusif
Vous êtes un domaine viticole, une collectivité ou un acteur du tourisme et souhaitez développer une démarche d’œnotourisme inclusif ?
Thaleia Communication – Oenoinclusion accompagne la conception d’expériences plus accessibles, plus lisibles et plus universelles.


